En 1982, patatras, la société américaine pour qui je travaillais depuis deux ans décide de se passer de moi.
Et alors, moi qui ne savais rien de la France où c'est qu'on travaille, je décide un peu bêtement de partir, parce que avec Aurélie, ce sera plus facile, on aura pas à rapporter les couches, le lait, la farine, le truc et le machin.
Et oila, marche la route, je commence à faire les petites annonces, j'ai des rendez vous, et le 15 mars nous prenons l'avion pour la France et pour la dernière fois.
La France, c'est beau quand on y va en vacances ; c'est beau quand on a ses habitudes, quand on connait ; lakin, quand on cherche du boulot et un appartement, même en 1982, c'était pas la classe.
De 1982 à 1985, j'ai essayé plusieurs postes ; ou bien eux ils m'ont essayé ; remarquez, je n'ai pas que des mauvais souvenirs, et en particulier c'est à cette époque que j'ai rencontré Christian, qui est toujours mon meilleur ami et le parrain de mon dernier fils Augustin.
En 1985, je suis arrivé dans une société qui m'a parue un peu bizzare : à peu près la moitié des gens, i z'étaient du pays ; cette société s'appelait le BCEOM (maintenant EGIS), où j'avais un job qui changeait de taille une fois par mois à peu près, et un patron super. De chef de bureau à la Division Ports et Voies Navigables, je suis devenu informaticien du Port Autonome International de Djibouti.
Ce qui m'a bien mis le pied à l'étrier pour devenir ce que je suis aujourd'hui ; mais ça, "Ô mieux aimée, c'est une autre histoire" (comme disait Rudyard Kipling).
Romarquez bian, je n'ai pas tout laissé derrière moi en partant, la preuve, arregardez bian ce qu'j'a mis dedans la valise : celui-là là qu'i me dit le premier qu'est ce que c'est, i gagne un tour aouf !
Tempus fugit, alors lÓ ša c'est vrai !